AU FIL DES JOURS

Les couronnes de l'Avent…

Une belle tradition alémanique et nordique

 

 

 

Le Groupe Missionnaire vous attend avec vos enfants pour partager vos talents et passer un agréable moment lors de la confection des couronnes de l’Avent. Elles seront vendues au profit des projets du Groupe Missionnaire lors des messes du 1er dimanche de l’Avent.

 

Votre aide est précieuse et appréciée, que ce soit pour tout l’après-midi ou seulement pour une heure ou deux. Rejoignez-nous en toute simplicité le jeudi 30 novembre à partir de 13h30 dans les salles au sous-sol de la Mission !

 

Vous pouvez annoncer votre présence au secrétariat de la Mission (044 251 52 55 ou mission.catholique@bluewin.ch) ou directement à Florence Keller (keller.altieri@gmail.com) ou venir spontanément.

 

Pour le groupe missionnaire de la Mission

Florence Keller

 

 

 


"Rorate Caeli desuper"

« Cieux, répandez d'en haut votre rosée… »

Messes 8 et 15 décembre, 6h

 

C’est par ces mots que nous allons nous retrouver à l’aurore pour préparer la venue du Seigneur parmi nous. Un hymne très ancien inspiré du prophète Isaïe (45, 8) ouvre ainsi notre cœur à l’attente et à l’accueil.

 

Dans le silence nous veillons à l’aube pour laisser Dieu parler à notre cœur et y répandre sa grâce. Un moment privilégié est donné pour que notre foi grandisse en Celui qui vient habiter notre terre. Le Messie va naître en Marie par l’œuvre de l’Esprit.
Par ce chant nous prenons avec nous toute l’espérance de l’humanité. Ceux et celles qui peinent sur le chemin parfois difficile de l’existence ont une place particulière dans notre intercession et notre louange en ce temps de l’Avent.

 

Soyez les bienvenus les vendredis 8 et 15 décembre à 6h pour partager cette prière fervente dans notre église. Nous prendrons ensuite un petit déjeuner avec une joie partagée dans les salles de la Mission.

 

Fr. Didier Boillat op

 

 

 

 

Quatorze ans de service

Le vicaire de la Mission prend sa retraite

 

Ma première célébration avec la communauté de la Mission 2002 a été la messe de l’inauguration de l’église restaurée et la consécration du nouvel autel. De cette première messe j’ai retenu deux choses : Mgr Henrici posait dans l’autel une relique de saint Dominique et sur l’autel consacré sont inscrits le nom des douze apôtres.

 

 

Au long des années, comme dominicain vivant la vie apostolique que notre fondateur préconisait pour notre Ordre, c’était toujours une joie pour moi de célébrer à l’autel de l’église de la Mission. Sachant aussi que saint Dominique avait une vénération particulière pour l’autel où nous célébrons la mémoire de la mort et de la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Ma première participation à la journée de formation du Conseil pastoral paroissial à Kloster Fahr avait comme thème : « Chemin de foi et de théologie africaines ». J’ai écrit l’article pour le magazine, et ai repris une citation du témoignage de Marthe qui est maintenant la sacristine. Ses mots n’ont pas perdu leur actualité :

« La vie de l’Église et ma foi, ce sont mes repères avec lesquels j’ai grandi en Afrique et sans lesquels je ne peux pas vivre. Pouvoir communiquer cela à nos enfants, voilà pourquoi il faut s’engager et même se battre (….). Souvent je me dis : La foi, ici je ne la vois pas ! (…) Venir à la messe le dimanche à la Mission, ce n’est pas simplement accomplir une obligation, c’est avant tout célébrer cette foi au Christ qui m’a guidée sur mon chemin, souvent d’une manière mystérieuse, et de nous retrouver avec nos familles autour de Lui. (…) Pour nous les Africains, tout le dimanche se vit centré sur Lui et sur cette rencontre avec Lui et avec nos frères et sœurs. C’est pourquoi nous comprenons mal que des personnes sortent de la messe dominicale au pas de course … ».

 

Une de mes contributions pour la catéchèse que j’aimais beaucoup, a été la célébration de la remise de la Bible avec les enfants et leurs catéchistes. Quand les enfants chantaient : « Cette Parole est un trésor plus précieux qu’un coffre d’or » c’était pour moi un message très important pour toute la communauté de la Mission. Une fois, la remise de la Bible coïncidait avec la célébration œcuménique. Notre ami Pedro, le pasteur protestant nous félicitait en disant : « C’est génial ! » Bien sûr, ce n’est pas moi qui aie eu l’idée.

 

Accompagner les paroissiens, pour moi cela veut dire « être en route ensemble ». J’ai eu la chance d’accompagner plusieurs fois le pèlerinage de notre chorale africaine de la Sainte-Famille à Saint-Maurice. J’y ai beaucoup appris ; un exemple : quand j’ai félicité notre organiste Eldo pour sa délicatesse dans l’accompagnement de plusieurs chorales, il m’a répondu : « Ah, vous l’avez remarqué, frère Viktor ; je joue de l’orgue depuis l’âge de sept ans d’abord chez moi en Afrique, mais je ne joue jamais pour les personnes ! »

 

Plusieurs fois, j’ai eu la joie d’organiser un pèlerinage à Kloster Fahr, à Ronchamp et à la chapelle de Nicolas de Flüe à Au/Wädenswil. Ce fût une belle occasion d’approfondir le thème de l’année : « La Miséricorde de Dieu » et de le mettre en lien avec le jubilé de Bruder Klaus. « Comment devenir source de vie pour les autres comme la Samaritaine », voilà un thème qui continue à nous accompagner comme ‘Église, Peuple de Dieu en marche’.

Toutes ces années, j’ai aussi accompagné une Équipe Notre-Dame ; j’ai eu la grâce de connaître ce mouvement déjà comme jeune étudiant il y a 60 ans en Belgique. Une des grâces est que nous partageons tous et toutes sur notre vie de prière en famille, en couple et sur notre chemin personnel. À chaque fois, je rentre de ces réunions en rendant grâce au Seigneur Jésus-Christ et à Son Esprit de nous guider et de nous fortifier chaque jour sur notre route vers un monde plus juste et surtout plus humain ; c’est là vivre en chrétien au XXIe siècle.

Fr. Viktor Hofstetter op

 

 

 

Vingt ans après!

Un nouveau frère dominicain à la Mission

 

C’est un curieux clin d’œil de la Providence pour un jeune homme qui n’a jamais vécu plus de sept ans au même endroit, et qui est entré dans un ordre religieux apostolique, que de revenir comme prêtre, nouvellement ordonné, servir la paroisse de son enfance !

 

En effet, bien que né en France, je suis arrivé petit (deux ans) à Zurich à cause du travail de mon père. Famille française « expatriée », comme on disait à l’époque, nous allions donc à l’école française et étions paroissiens de la Mission catholique de langue française, pendant six ans avant de repartir en France en 1995. La Mission de la Hottingerstrasse fut donc la première paroisse dont je me souvienne ! J’étais cependant loin de me douter que plus de 20 ans après, j’y reviendrai comme prêtre pour seconder le frère Didier Boillat.

 

Pourtant si, quelques années plus tard, mon désir de servir l’Eglise comme prêtre a pu devenir un appel à entrer chez les dominicains en Suisse, ce n’est évidemment pas sans lien avec ce passage par la Mission. C’est en grande partie au souvenir, que notre regretté frère Franz Muller laissa à mes parents, d’un prêtre tout donné à sa mission mais aussi nourri par la vie en communauté, que je dois ce choix.

 

Ainsi en 2007, alors que ma famille s’était installé au nord de l’Alsace et que je faisais des études d’Ingénieur à Nancy, j’ai compris que le Seigneur me traçait un chemin de bonheur dans l’ordre des frères prêcheurs !

 

Mais comme les chemins de Dieu aiment prendre le temps des détours, je suis d’abord parti un an dans une favela du Brésil (avec l’association Points-Cœur, près de Salvador de Bahia) pour une mission de présence, de prière et d’amitié ; puis, à mon retour, j’ai fini un diplôme en Mathématiques à l’Université de Strasbourg.

 

Ce n’est donc qu’en septembre 2010 que j’ai pris l’habit de l’ordre dominicain et commencé mon noviciat au couvent de Strasbourg. Un an plus tard, je faisais profession simple (pour trois ans) et arrivais à Fribourg pour commencer mes études en Théologie. Au terme de ces trois premières années d’engagement, j’ai pu faire profession solennelle en m’engageant « jusqu’à la mort » dans l’ordre des prêcheurs. Autre clin d’œil de la Providence : c’est dans les mains du frère Didier Boillat, qui était supérieur des dominicains de Suisse à ce moment-là, que j’ai pris cet engagement !

 

Voici six ans maintenant que je suis à Fribourg et j’ai terminé mon Master en Théologie, ainsi qu’un diplôme ecclésiastique appelé « licence canonique ». Le 24 juin dernier, j’ai été ordonné prêtre par Mgr Charles Morerod en l’église du Christ-Roi de Fribourg, où j’ai durant plusieurs années accompagné le groupe des servants de messe et donné des cours de catéchisme.

 

Au départ, plutôt timide et peu studieux, il est étonnant (pour moi le premier) de constater ce que la grâce du Seigneur à bien voulu faire de moi ! La vocation dominicaine de prêcher l’évangile dans les homélies ou par divers types d’enseignements est désormais ma plus grande joie.


Elle est concurrencée de tout près par le bonheur d’étudier la théologie, en particulier la Bible, avec une prédilection pour le Nouveau Testament, et une passion dévorante pour le livre de l’Apocalypse (tristement célèbre et pourtant si mal connu) !

 

Après six ans, il semble que ce soit une règle dans ma vie de repartir et quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que je serai envoyé, comme jeune prêtre, prêter main forte aux frères Didier Boillat et Viktor Hofstetter à la MCLFZ. C’est donc plein de reconnaissance pour les chemins que Dieu trace dans nos vies, que je « reviens » à Zurich, rendre les grâces que j’y ai moi-même reçues, il y a plus de 20 ans.

 

Fr. Pierre de Marolles op

 

 

 

 

 

Journées Pastorales, Londres 2017

Rencontre annuelle des Communautés catholiques francophones


 

Les Journées Pastorales des Communautés Catholiques Francophones dans le Monde (CCFM) se sont déroulées à Londres du 8 au 12 septembre, dans la Paroisse de Notre-Dame de France. Il y avait des représentants venus des quatre coins du monde : Amsterdam, Barcelone, Berlin, Francfort, Hong Kong, Los Angeles, Madrid, Moscou, Munich, Stockholm, Tokyo et Zurich, sans oublier l’équipe de coordination de Paris. La Mission y était représentée par frère Didier Boillat, Sandrine Carme et moi-même.

 

La journée de samedi fût entièrement consacrée au sujet : « Prêtres et laïcs, travailler ensemble pour annoncer l’Evangile ». Nous avons alterné entre des parties de conférence et de travail en groupes. Les discutions animées autour d’extraits de Vatican II sur le rôle des prêtres et des laïcs, ainsi que les échanges sur les expériences dans nos communautés respectives furent très enrichissants.

 

Nous avons ensuite été invités à passer la soirée dans des familles de la paroisse qui nous ont accueillis avec beaucoup de générosité. Là aussi, les échanges avec des personnes engagées dans les activités paroissiales furent intenses.

Le dimanche, c’était messe de rentrée à Notre-Dame de France. La paroisse compte de très nombreux paroissiens qui vivent un peu partout dans Londres. Pour se faire une idée, juste deux chiffres : 2'000 enfants catéchisés et 250 catéchistes. Après la messe et un déjeuner dans les salles de la paroisse, nous avons eu la grande joie d’assister aux Vêpres à Westminster Abbey (église anglicane), de prier dans la chapelle d’Edouard le Confesseur et d’en avoir une visite guidée.

 

 


Le lundi nous avons ouvert une petite fenêtre sur la réalité locale de la Paroisse de Notre-Dame de France, dans son contexte anglican, avec la conférence d’un prêtre anglican et catholique, avec celle du responsable du diocèse catholique de Westminster pour le dialogue inter-religieux.

Ces journées auront été un moment privilégié d’échanges, de partage, d’amitié et de prière. Les laudes et la messe ont été préparées par les différentes délégations et concélébrées tous les matins par une douzaine de prêtres.

Mille mercis à la joyeuse et chaleureuse équipe londonienne qui a orchestré ce séjour de main de maître et a su nous concocter un programme intéressant et varié.

Laurence von Schulthess,

présidente du Conseil Pastoral Paroissial