AU FIL DES JOURS

"Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie" (Jn 14,6)

Rentrée pastorale, dimanche 17 septembre

 

 

En cette nouvelle année pastorale, nous voulons suivre Jésus qui est le chemin vers le Père et construire des ponts. Créer des ponts entre nous, membres de la Paroisse, mais également vers l’extérieur : avec nos frères catholiques et protestants, avec les pauvres d’ici et d’ailleurs, avec d’autres cultures.

Mettons-nous tous en route, et venons nombreux à la messe de rentrée pastorale le dimanche 17 septembre à 11h.

Jésus est le chemin de Vie, suivons-le !

Après la célébration, vous serez accueillis pour un apéritif.

Laurence von Schulthess, présidente du Conseil Pastoral Paroissial

 

 

 

 

 

 

 

 

Vingt ans après!

Un nouveau frère dominicain à la Mission

 

C’est un curieux clin d’œil de la Providence pour un jeune homme qui n’a jamais vécu plus de sept ans au même endroit, et qui est entré dans un ordre religieux apostolique, que de revenir comme prêtre, nouvellement ordonné, servir la paroisse de son enfance !

 

En effet, bien que né en France, je suis arrivé petit (deux ans) à Zurich à cause du travail de mon père. Famille française « expatriée », comme on disait à l’époque, nous allions donc à l’école française et étions paroissiens de la Mission catholique de langue française, pendant six ans avant de repartir en France en 1995. La Mission de la Hottingerstrasse fut donc la première paroisse dont je me souvienne ! J’étais cependant loin de me douter que plus de 20 ans après, j’y reviendrai comme prêtre pour seconder le frère Didier Boillat.

 

Pourtant si, quelques années plus tard, mon désir de servir l’Eglise comme prêtre a pu devenir un appel à entrer chez les dominicains en Suisse, ce n’est évidemment pas sans lien avec ce passage par la Mission. C’est en grande partie au souvenir, que notre regretté frère Franz Muller laissa à mes parents, d’un prêtre tout donné à sa mission mais aussi nourri par la vie en communauté, que je dois ce choix.

 

Ainsi en 2007, alors que ma famille s’était installé au nord de l’Alsace et que je faisais des études d’Ingénieur à Nancy, j’ai compris que le Seigneur me traçait un chemin de bonheur dans l’ordre des frères prêcheurs !

 

Mais comme les chemins de Dieu aiment prendre le temps des détours, je suis d’abord parti un an dans une favela du Brésil (avec l’association Points-Cœur, près de Salvador de Bahia) pour une mission de présence, de prière et d’amitié ; puis, à mon retour, j’ai fini un diplôme en Mathématiques à l’Université de Strasbourg.

 

Ce n’est donc qu’en septembre 2010 que j’ai pris l’habit de l’ordre dominicain et commencé mon noviciat au couvent de Strasbourg. Un an plus tard, je faisais profession simple (pour trois ans) et arrivais à Fribourg pour commencer mes études en Théologie. Au terme de ces trois premières années d’engagement, j’ai pu faire profession solennelle en m’engageant « jusqu’à la mort » dans l’ordre des prêcheurs. Autre clin d’œil de la Providence : c’est dans les mains du frère Didier Boillat, qui était supérieur des dominicains de Suisse à ce moment-là, que j’ai pris cet engagement !

 

Voici six ans maintenant que je suis à Fribourg et j’ai terminé mon Master en Théologie, ainsi qu’un diplôme ecclésiastique appelé « licence canonique ». Le 24 juin dernier, j’ai été ordonné prêtre par Mgr Charles Morerod en l’église du Christ-Roi de Fribourg, où j’ai durant plusieurs années accompagné le groupe des servants de messe et donné des cours de catéchisme.

 

Au départ, plutôt timide et peu studieux, il est étonnant (pour moi le premier) de constater ce que la grâce du Seigneur à bien voulu faire de moi ! La vocation dominicaine de prêcher l’évangile dans les homélies ou par divers types d’enseignements est désormais ma plus grande joie.


Elle est concurrencée de tout près par le bonheur d’étudier la théologie, en particulier la Bible, avec une prédilection pour le Nouveau Testament, et une passion dévorante pour le livre de l’Apocalypse (tristement célèbre et pourtant si mal connu) !

 

Après six ans, il semble que ce soit une règle dans ma vie de repartir et quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que je serai envoyé, comme jeune prêtre, prêter main forte aux frères Didier Boillat et Viktor Hofstetter à la MCLFZ. C’est donc plein de reconnaissance pour les chemins que Dieu trace dans nos vies, que je « reviens » à Zurich, rendre les grâces que j’y ai moi-même reçues, il y a plus de 20 ans.

 

Frère Pierre de Marolles

 

 

 

 

Sur le chemin de la foi

Témoignage de mon baptême

 

Dans un monde submergé par la terreur au nom de la foi et par des actes de discrimination contre toute sorte de religion, il y a de quoi réfléchir à deux fois avant de s’engager vers un baptême adulte. Le choix en lui-même n’est cependant pas le plus difficile, puisque l’appel sur ce chemin vient d’une force profonde presque incontrôlable. C’est la réaction des autres, la réaction des amis, des proches, des collègues et des inconnus qui procure de l’insécurité face à sa propre foi.

 

Malgré le fait d’avoir grandi dans une famille croyante avec une éducation influencée par des valeurs catholiques, il m’a fallu une vingtaine d’années avant de me lancer sur cette route et enfin faire confiance à Dieu, qui avait déjà fait appel à ma curiosité et avait attiré mon attention dès le plus jeune âge.

 

Après plusieurs années de vie nomade et un pèlerinage sans intention religieuse, l’avant-dernière destination dans le cadre de mes études m’a conduite par coïncidence extraordinaire dans un petit couvent des Frères de Saint-Jean à Bologne, où j’ai trouvé refuge après une recherche impossible d’un logement étudiant.
Dans un cadre modeste et d’une chaleur humaine et sociale exemplaire au sein d’une communauté, qui plus est Française, il ne m’a fallu que quelques semaines pour puiser force et énergie perdues durant les années précédentes. Les choix que j’avais faits pour en arriver là ne pouvaient que s’expliquer par de sacrés hasards ! Une série de hasards inexplicables ? À partir de là je décidais que non, ça ne pouvait pas être de simples hasards. C’est ainsi que je décidais enfin de commencer mon catéchuménat.

 

Il ne me fallut qu’un premier échange avec le père Marie-Eli pour comprendre que j’avais rencontré Dieu 18 mois plus tôt lors d’un séjour au Togo.

 

Je n’oublierai jamais l’impact positif et la force que la foi chrétienne apportait aux plus démunies de ce monde. Comment se faisait-il qu’au milieu d’un petit village en Afrique noire, je voyais plus de charité, de bonté et de bonheur que dans nos pays riches d’Europe ? Comme si nous avions oublié les valeurs de la vie avec nos problèmes plutôt superficiels en comparaison…

 

Je ne peux m'empêcher de croire que Dieu m’a envoyée à cet endroit précis et tant d’autres, pour me faire comprendre les vraies valeurs de la vie et me procurer une confiance en l’avenir et en moi-même que je recherchais depuis des années.

 

Mon cheminement vers le Baptême a réellement commencé en Afrique, mon chemin m’a amené vers de multiples destinations depuis, la dernière à cette date étant Zurich.

 

Après plusieurs mois de cheminement à Bologne, j’arrivais donc début 2016 en Suisse avec tous les outils nécessaires pour ouvrir mon âme et mon cœur à ce que la vie allait m’apporter. J’ai pu depuis renforcer ma relation avec Dieu au cours de divers échanges avec frère Didier et sœur Marie-Dominique que je ne pourrais assez remercier pour leur générosité spirituelle. Les multiples rencontres n’ont fait que renforcer ma relation avec Dieu, comme les nombreux échanges familiers avec le groupe Paraboles. Mon Baptême durant la veillée pascale 2017 avec ma famille (presque) au complet à Forbach m’aura permis d’entrer avec un cœur rempli de joie dans cette grande famille et d’enfin répondre à la confiance que Dieu m’avait accordée il y a maintenant 26 ans.

 

 

Finalement, j’en aurai probablement plus appris au cours de ces dernières années, plus que si j’avais été baptisée enfant et je me réjouis d’en apprendre davantage encore ! Mais surtout, ma foi m’a apporté la force nécessaire pour embrasser les nombreux cadeaux de la vie ainsi que ses moments difficiles. Aujourd'hui, je n’ai plus peur d’être moi-même, une jeune femme chrétienne, qui apprend chaque jour un peu plus à vivre selon des valeurs humaines et non pas selon les règles que notre société médiatique nous impose. C’est pourquoi je n’ai plus peur de parler de ma foi, de mon baptême et de ce que Dieu m’apporte chaque jour dans la vie.

 

Pamina Göttelmann

 

 

 

 

Echos des Journées Pastorales 2016 des Communautés catholiques francophones

 

Comme chaque année, la Mission a participé à la rencontre des Communautés Catholiques Francophones dans le Monde (CCFM) qui, cette année avait lieu à Barcelone, du 30 septembre au 4 octobre. Nous étions quatre : le Frère Didier, Nicole Larue, Jean-Claude Kalala et moi-même. Le programme était alléchant et c’est avec une certaine fébrilité que je suis partie en direction de la Catalogne.

 

Le but de ces Journées Pastorales est en premier lieu de permettre aux membres des différentes communautés de se retrouver pour discuter de leurs situations, exposer leurs problèmes et construire des liens solidaires entre elles, aussi bien au niveau des prêtres que des laïcs, ainsi qu’entre prêtres et laïcs. L’atmosphère y est amicale et détendue. Beaucoup reviennent régulièrement, il y a un vrai sentiment d’appartenir à une famille.

 


Nous avons été chaleureusement accueillis, par une équipe d’organisateurs adorables et très engagés, au Séminaire Salésien Marti-Codolar, au nord de Barcelone.

 

Le thème choisi pour cette rencontre était : la famille, avec en toile de fond le Synode des Evêques sur la famille et l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia. Nous avons suivi deux conférences sur le sujet : l’une donnée par le Cardinal Sistach (Archevêque émérite de Barcelone) intitulée « La famille du point de vue doctrinal suite au Synode » et une deuxième présentée par Eugeni Gay (Vice-président émérite de la Cour Constitutionnelle et Ancien Bâtonnier du Barreau de Barcelone) qui fût invité, avec son épouse, à participer au Synode. Il nous a fait part de ses observations sur le Synode, son déroulement, l’attention que lui a porté le Pape François et le texte qui en a résulté.


Nous avons également eu une conférence intitulée « La famille déplacée : la condition de la famille immigrante ou réfugiée » donnée par le Père Jaume Flaquer (Jésuite, professeur de la faculté de Théologie, spécialiste en Islam). La dernière des conférences portait sur « L’interprétation théologique de la Sagrada Familia » par le Père Armand Puig (théologien bibliste, recteur de l’Ateneu Universitari Sant Pacià), passionnant !

 

Les points culminants de ce séjour, en dehors des relations humaines chaleureuses et amicales, furent, pour ma part, les messes célébrées dans des endroits exceptionnels. Nous avons en effet eu droit, à l’occasion des 400 ans de présence d’une communauté chrétienne francophone à Barcelone, à une messe internationale à la Sagrada Familia.

 

 

Ce lieu, fréquenté par quelques 4 millions de visiteurs chaque année, n’accueille que très rarement des messes en son sein. Une chance unique, quelque chose qu’on ne vivra qu’une seule fois dans sa vie ! Et je crois pouvoir dire que c’est comme ça que nous l’avons vécu. La messe du dimanche a été concélébrée par les vingt prêtres du groupe dans la crypte de la Cathédrale gothique de Barcelone. Pas mal non plus, vous en conviendrez !

 

Le séjour s’est terminé par une journée passée à Montserrat, monastère bénédictin, où nous avons assisté à la messe quotidienne et eu la chance d’entendre l’Escolania de Monserrat (chœur de garçons de 9 à 14 ans). L’église était pleine à craquer !

 

C’est le cœur rempli d’images, d’émotions et de reconnaissance que nous sommes rentrés à Zurich. Encore un tout grand merci à toutes les personnes qui ont œuvré à la réussite de ce séjour, il restera à jamais gravé dans ma mémoire.

 

Laurence von Schulthess

 

 

 

 

Un, deux, trois... Alléluia!

 

Ayant eu vent de la place vacante de secrétaire et comme ma vie était déjà rythmée par quelques activités bénévoles à la Mission, j'ai songé à intégrer l’équipe. À l’automne 2012, j'ai déposé ma lettre de candidature, un samedi soir en allant à la messe. J’en étais toute tremblante et disais au curé : « J’ai mis une enveloppe dans votre boîte aux lettres, mais regardez-la après la messe. »

 

À partir de ce moment-là, tout s’est enchaîné : tout d’abord l’attente, et puis des entretiens avec le curé, et à nouveau, l’attente…

 

Pour obtenir le poste que j’occupe actuellement, il m’a été donné d’apprendre la patience. Intérieurement, mon cœur battait si vite que je ne savais plus ce qui était juste ou bon pour moi. En effet, un mois, puis deux, puis trois et ainsi de suite jusqu’à l’accomplissement ou plutôt le commencement du chemin, neuf mois se sont écoulés… Et oui, l’attente de Marie, comme toute autre femme, pour la naissance de son enfant.

 

C'est en septembre 2013 que j'ai fait mon entrée à la Mission comme secrétaire à « plein » temps ou comme l’on me nomme « die Hauptsekretärin ». Qu’est-ce qui m’attend ? Je n’en sais que trop peu et à nouveau, je tremble, mais cette fois-ci, de ne pas être à la hauteur, de me tromper, de l’inconnu…

 

Alors, que vous dire ? La vie d’une secrétaire, après une, deux, trois années, une « ciné-cure », un martyre, des martyres !?

 

Mon quotidien qu’est-il ? Tout d’abord le travail en lui-même est très varié, entre feuilles de chants, comptabilité, courriers et courriels, contacts téléphoniques, week-ends avec les jeunes de l'aumônerie, présence active aux réunions des différents organes de la paroisse, mise à jour des registres des sacrements sans oublier le lien entre l’intérieur et l’extérieur et l’Accueil avec un grand A.

 

Mais pas que ! Une part importante, voire essentielle de mes journées, consiste à être là, présente, disponible à tous les « imprévus de Dieu ». Impossible d’en établir une liste ; elle est inépuisable et tellement inattendue, surprenante et si riche en expériences !

 

Enfin, sans l’équipe de la Mission, le secrétariat est « perdu » et, sans vous, chers paroissiennes et paroissiens, la secrétaire n’a pas lieu d’être. Alors, s’il vous plait, continuez à être là, vous aussi, et manifestez-vous ! Vous êtes les bienvenus !

Ma vie de secrétaire, ma joie
et peut-être aussi votre joie !
Alléluia ! Magnificat !

Sandrine Carme

Secrétaire de la Mission